Structure

La super structure d’un ouvrage est traditionnellement construite en Béton armé ; en blocs maçonnés communément appelé parpaings ou en blocs terre cuite.

Dans ces deux derniers cas, ces blocs sont de plus en plus assemblés avec une colle spécifique, alors que ces éléments étaient il y a encore quelques années exclusivement hourdées avec un joint de mortier.

La face extérieure de ces structures sont couramment recouvertes d’un enduit hydraulique à base de ciment ou chaux ou d’un enduit monocouche.

Malgré l’évolution des techniques d’assemblage de ces blocs, mais également la régularité des dosages des bétons pour les murs ou les structures porteuses, les désordres sont nombreux et fréquents à différents endroits dans les constructions.

Le plus courant des désordres étant les fissurations qui peuvent avoir différentes origines tels que :

  • Les mouvements des sols
  • Le dimensionnement des fondations
  • Des pénétrations d’eau au niveau des toitures, des liaisons menuiserie et gros-œuvre,
  • Des contraintes structurelles de la maçonnerie liées aux descentes de charge sur les parois (chaînages horizontaux et verticaux),
  • La flexion des planchers
  • Le retrait des mortiers et des bétons,
  • L’hétérogénéité des matériaux et coefficient de dilatation du à la nature même des produits, tels que : maçonnerie et coffret de volet roulant – blocs et plancher – béton et bois – brique et béton – brique et bois – maçonnerie in situ et éléments préfabriqués
  • La mise en œuvre qui peut être due au sous dimensionnement ou absence des armatures acier.

Dans ce dernier cas, il est important de comprendre que le béton supporte parfaitement bien les contraintes de compression mais assez mal les efforts de tractions. Par conséquent, afin de rééquilibrer cette défaillance, on place dans le béton, avant le coulage des aciers, à des endroits bien précis.

Ces armatures sont, quant à elles, très résistantes aussi bien en compression qu’à la traction.

On parle alors de « béton armé »

La conséquence pathologique de ces causes possible se traduit par l’apparition de fissures qui se classes en trois catégories ;

  • Microfissure : Ouvertures inférieures à 0,2 mm
  • Fissure : Entre 0,2 et 2 mm d’ouverture
  • Lézarde / Crevasse : Plus de 2 mm d’ouverture

Cette fissure peut évoluer dans le temps et nécessite dans ce cas, d’être rigoureusement suivie dans le temps.

Afin de bien caractériser une fissure et déterminer, en plus de ses paramètres d’épaisseur, s’il s’agit d’une pathologie structurelle ; de surface ; de mise en œuvre ; d’interface de matériaux, il faut identifier :

  • Sa forme qui peut être verticale ou horizontale ou en escalier,
  • Son état à savoir sèche, humide, suintante, avec présence/dépôt de calcite
  • Sa profondeur
  • L’alignement ou le désaffleurement entre ses deux bords

L’ensemble de ces différents paramètres permet de caractériser les fissures et d’évaluer le risque qui peut être une atteinte à la solidité de l’ouvrage.